CONTES & LEGENDES DE MAMAN JEANNETTE

LA FORCE DE L’UNION

Dans un village du nom de Mandoga qui veut dire une plantation de manguiers, vivait une famille. C’était une famille paisible, unie et qui savourait leur petite vie de campagne, modestement avec les moyens de bord au quotidien. Le père était un chasseur et s’occupait aussi, avec zèle, tant bien que mal des travaux champêtres. Madame, femme au foyer, était préoccupée par ses trois petits garçons, très beaux, gentils et très dociles. La mère, comme une maman poule, les couvait de ses largesses et était concentrée à l’avenir, à l’épanouissement de ses petits bouts de choux. Malheureusement, à leur adolescence, frappée par une maladie foudroyante, elle mourut la première. Le père et ses trois enfants continuèrent à s’organiser pour survivre malgré la perte de leur épouse et maman. Un jour, le père aussi tombe malade ; la maladie s’aggrava, et en fin de compte, il ne pouvait plus rien faire. Avant de mourir, il appela ses trois fils : il leur demanda d’apporter chacun un morceau de bois. Chose dite, chose faite ! Ils apportèrent chacun un morceau de bois. Il leur demanda de casser un par un, chacun à son tour, son morceau. C’était fait rapidement comme un jeu de billes. De la même façon, il leur demanda de réunir les trois morceaux en un seul paquet et d’essayer, à tour de rôle, de les briser. Chose impossible ! Même les trois fils réunis n’ont pu venir à bout du fameux paquet de bois. Finalement, robustes et confortablement musclés, nos trois grands gaillards, s’avouèrent vaincus tous peinés, gênés et honteux ! Le père, en mourant, voulut montrer à ses enfants que, d’une part, en restant unis, avec un respect réciproque, ils pourront vaincre les obstacles que leur réserve le futur ; c’est les deux mains réunies qui peuvent facilement attacher les nœuds d’un colis et d’autre part, restant chacun de son coté, l’ennemi aura facilement l’occasion de s’installer entre eux et entrainer la discorde. Evidemment, si dans nos familles, nous déployions énergiquement cette volonté de nous unir dans la plus haute tolérance les uns des autres, l’union ferait vraiment la force et il n’y aurait plus de guerres ni même ces conflits dévastateurs ou encore ces désastres qui nous engouffrent et nous déshumanisent. La famille est la stabilité fondamentale de ce monde tumultueux. Pendant les moments difficiles, savoir se serrer les coudes et se renvoyer l’ascenseur.


Jeannette NYEM


 

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Dernière mise à jour le : 28 mars 2011.